Adrian Dantley dans le podcast

Les Chroniques de Motor City #57 : Adrian Dantley, plus qu’un blockbuster trade

Au moment de citer les grands joueurs qui sont passé par les Detroit Pistons, le nom d’Adrian Dantley apparait que très tard, voir même n’apparait pas du tout. Et les rares souvenirs associés à Dantley sont avant tout lié au trade survenu en février 1989 qui a fait venir Marc Aguirre dans la Motor City.

Cette méconnaissance du joueur que pouvait être Adrian Dantley se trouve sans doute dans le timing du départ de The Teacher, qui a donc quitté les Pistons quelques semaines avant leur première titre en 1989. Ainsi Dantley n’a pas gagné cette « fameuse » bague, si importante pour la presse et pour une partie du public, qui décident si un joueur est une légende ou un raté sur la seule issue finale, sans jamais prendre en compte le contexte.

En quittant Detroit avant le titre NBA, Dantley n’a également jamais été identifié comme un membre des Bad Boys, ce qui a donc fait de lui un joueur presque invisibilisé. La NBA elle-même l’a par exemple oublié lors de l’anniversaire des 50 ans de la Ligue.

Adrian Dantley, un sale caractère qui mérite d’être reconnu

Pourtant Adrian Dantley a beaucoup à donner. Rookie de l’année, 6 fois All-Star, 2 fois All-NBA, double meilleur marqueur de la ligue, 4 saisons consécutives au delà des 30 points par match, Dantley se positionne comme l’un des scoreurs les plus prolifiques des années 80.

Dans ce podcast, nous reviendrons donc sur toute sa carrière, émaillée il est vrai de pas mal d’accrochage : des débuts chaotiques avec beaucoup de déménagement, une arrivée dans la Motor City qui a permis aux Pistons de passer un cap mais des tensions avec le reste du groupe, particulièrement avec Isiah Thomas, ce qui va conduire à son trade en février 1989. Un échange pas forcement bien accueilli par les fans d’ailleurs.

Impossible de parler de Dantley sans évoquer son caractère. Sur cette décennie, il sera l’un des plus gros égos du circuit, porté par une confiance en soi et une très haute estime de lui-même. Et peut-être que la fin mouvementée de ses passages dans les différentes franchises joue contre lui à l’heure du bilan…