Reggie Harding, joueur des Detroit Pistons

Les Chroniques de Motor City #53 : Le cas désespéré de Reggie Harding

Dans la Chronique de Motor City du jour, nous serons peut-être face à la pire ordure ayant jamais porté le maillot des Pistons. Reggie Harding, puisqu’il s’agit de lui, aurait pu être extrêmement brillant mais a tout fait pour se conduire en sale type : bagarre de rue, vols, drogue, agression et même viols… Fasciné par les armes à feu depuis son plus jeune âge, Reggie Harding a été arrêté plus de 11 fois pendant sa carrière de basketteur. Il est tristement connu pour avoir agressé sexuellement Florence Ballard, chanteuse du groupe The Supreme.

Chez Reggie Harding, pas de gentille folie à la Bison Dele, ni même de charisme à la Marvin Barnes. Si nous devions le rapprocher d’un personnage déjà abordé dans ce podcast, il serait proche d’un Jack Molinas, foncièrement mauvais et proche des cercles criminels.

Un sale type, pourtant dans l’histoire de la NBA

Alors pourquoi parler de Reggie Harding, 191 matchs avec les Pistons de 1963 à 1967, jamais plus de 12 points de moyenne et aucune distinction individuelle? Et bien derrière les problèmes, il y a des choses à dire. D’abord, Reggie Harding est un pur produit de Detroit : il y est né, il y a joué en NBA et c’est là qu’il y est mort dans des circonstances tragiques. S’il n’a rien fait pour améliorer sa vie difficile, Harding est un exemple assez réaliste de la vie dans la Motor City à l’époque.

Mais surtout Reggie Harding aurait pu être un joueur majeur de la NBA. Son potentiel physique jamais vu à Detroit (2m13, 125kg) aurait pu faire de lui un rival à Wilt Chamberlain ou Bill Russell, deux de ses contemporains. Les attentes sur Reggie Harding était tellement hautes que les Pistons ont choisi de le drafter en 1952 alors qu’il n’avait jamais mis les pieds à l’université. Ainsi Harding est entré dans l’histoire en devenant tout simplement le premier joueur à réussir cet exploit !